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PORTRAITS : SAINT MALO : UN PEU D'HISTOIRE


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Référence bibliographique et extraits : SAINT MALO ET L’HISTOIRE de S. et J. BEAULIEU aux éditions Marc-Aurèle. Livre ayant l’originalité de mettre systématiquement en parallèle l’histoire de St Malo (page de droite) avec l’histoire de France à la même époque (page de gauche).

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L'objectif de cette synthèse, bien évidement non exhaustive, est de mettre en évidence les moments forts de la vie de Saint Malo à travers les siècles.
Certains faits n'ont pas une réelle valeur historique mais font partie des histoires de St Malo que l'on raconte et parfois déforme.
L'origine de certains noms de rues ou de quartiers prennent après lecture un autre sens, un sens historique.
Ce portrait sera complété de temps en temps mais restera toujours bref dans ses descriptions pour permettre une lecture rapide et une mémorisation des faits plus simple.
Enfin, nous ne pouvons qu'inciter tout lecteur avide de dates précises, de détails ou références historiques à l'histoire de France de se diriger vers les ouvrages relatifs à l'histoire de St Malo, fruits de réels travaux d'historiens.

L’origine de St Malo
20 ans après Jésus Christ, le village gaulois d’Alet devient Alet la romaine faisant suite à l’invasion romaine 52 avant JC (Le rocher d’Alet fait face à l’actuel « rocher » de Saint Malo).
Le rocher d’Aaron, lieu de l’actuel St Malo intra muros, où vivait l’ermite Aaron, hébergea Mac-Law au VI siècle.
Mac-Law, fils de bonne famille, grand orateur et fin politique, évangélisa la région puis termina ses jours dans un cloître près de Saintes (17) entre 620 et 640.
Mac-Law donna son nom à Saint-Malo (Maclovius = Malo)

Déjà un réchauffement climatique
Du VIIème au XIIème siècle, un affaiblissement progressif du sol et une montée générale des eaux provoquée par la fonte des glaciers, à la suite du réchauffement du climat, modifie quelque peu la topographie des lieux.
Les marécages sont submergés et la mer cerne l’îlot à marée haute.

Une arrivée de renégats toujours prêts à l’aventure
Début IX siècle, le droit d’asile est institué par le seigneur évêque sur Saint Malo et ses environs qui deviennent des « Minihics » où pourraient se réfugier tous ceux que la justice poursuit, des gens toujours prêts à l’aventure !

La création de St Malo
Au XII siècle, Jean de Chatillon fonde Saint Malo (1146) symbolisé par le transfert du siège épiscopal préalablement situé sur le rocher d’Alet.
Au fil des siècles XIII et XIV, Jean de Chatillon et ses successeurs, élèveront des remparts autour de Saint Malo. Au XVII siècle, les remparts seront surélevés.

Les dogues
En plus des remparts, la ville fermée chaque nuit, était gardée par 25 dogues anglais lâchés chaque soir à l’extérieur de la ville sur la grève. Des panneaux « Cave Canem » (attention aux chiens) avertissaient les imprudents nocturnes.

1er siège de St Malo, baptême du feu pour les remparts de St Malo.
1378, en représailles des attaques des îles anglo-normandes et des ports du Pays de Galles, les anglais débarquent sur le sillon, au portes de la ville.
12 000 hommes et 400 bombardes vont faire subir le baptême du feu aux remparts déjà vieux de plus de 2 siècles.
Les assaillants finirent par se retirer 6 mois après de vaines tentatives d’assauts de la ville fortifiée et également découragés par les attaques de Du Guesclin venu prêté main forte à St Malo.
Du Guesclin, grand connétable ayant alors sous ses ordres les frères du roi de France et les grands seigneurs bretons.

Trois clés pour la ville de St Malo
Il fut établi l’usage des 3 clés ouvrant les portes de la ville, une pour l’évêque, une pour les bourgeois et une pour le gouverneur.

2ème siège de St Malo, la construction de la tour Solidor
1382-1384, la tour Solidor, tout près, à St Servan (~3 kms), fut construite par le duc de Bretagne pour assiéger St Malo.

Une garnison installée dans la tour, interdisait tout ravitaillement de St Malo. Les canalisations d’arrivée d’eau potable en provenance de St Servan coupées, St Malo était condamnée à l’isolement.
Les malouins étaient contraints de récupérer les eaux de pluie pour boire.
Enfin, l’intervention du Pape conduisit les Malouins, déterminés mais aussi très catholiques, à capituler.

Première étape de raccordement du rocher au continent
1509, le sillon, longue langue de sable reliant St Malo au continent, fut empierré.

Les corsaires aiment la bagarre mais répugnent à l’assassinat
1572, alors que le massacre de la St Barthélemy est ordonné par Charles IX faisant 70 000 victimes (protestants), St Malo se refuse à l’exécution des malheureux protestants présents sur le rocher. St Malo les laisse s’échapper vers l’Angleterre.

La révolution malouine, 200 ans avant les parisiens
Refusant de reconnaître Henri IV, les Malouins prennent d’assaut le château de St Malo alors habité par le gouverneur. Celui-ci, projetant d’ouvrir la ville à Henri IV présent dans les environs est alors massacré.
200 ans avant les parisiens, les malouins ayant pris « leur bastille » proclament « leur république » !

« Ni breton, ni français, malouin suis »
Ainsi était la devise des malouins pendant les 4 ans de la république malouine (1590-1594) présidée par Picot de la Gicquelais qui faisait régner l’ordre et la prospérité dans St Malo.

Ainsi commence la course et les corsaires
Fin XVIème siècle, les malouins se rallient enfin au pouvoir, commence alors la réelle prospérité de St Malo, des chantiers navals se développent sur le sillon et mettent à flot de nombreux navires toujours plus grands et plus rapides.
Une période d’exploration des mers et continents débute et une intense activité de commerce anime St Malo.
Des quais sont alors construits et des canons placés en défense sur un bastion « l’éperon » aujourd’hui disparu.

Corsaires mais pas pirates
La marine royale incapable de protéger à elle seule le commerce maritime est contrainte de faire appel aux corsaires malouins.
Par « la lettre de marque » que possède l’armateur, un particulier, les corsaires mandatés ainsi par le roi se distinguent des pirates : en cas de prisonniers, le corsaire est considéré comme prisonnier de guerre alors que le pirate est pendu haut et court.
Pendant 8 ans, 4100 bateaux de commerces et 380 vaisseaux furent arraisonnés par les corsaires, entretenant St Malo dans une ambiance de liesse et de débauche.
Les récits des aventures sont contés par les marins dans les auberges louches d’intra-muros « la pie qui boit » ou encore « chat qui danse »
La « course » meure ensuite avec l’Empire début XIXème.
Fin XVIIème, des compagnies de commerce se créent à St Malo, l’une d’elles, la Compagnie des Indes Orientales fut administrée par « ces messieurs de St Malo»

Le premier grand désastre architectural de St Malo
1661, le premier grand désastre de St Malo (le second étant la 2ème guerre mondiale) fut provoqué par la veuve d’un apothicaire d’intra-muros qui faisait bouillir dans sa cour de la térébenthine. Cela provoqua un gigantesque incendie « la grande brûlerie » dans la cité corsaire. Après 13 heures de lutte contre le feu, 287 demeures sont détruites, une partie du St Malo moyenâgeux a alors disparu.

Deuxième étape de raccordement du rocher au continent
Début XVIIème, intra-muros perd définitivement son caractère insulaire, une chaussée bordée de granit et protégée par des brises lames de chêne (les tortillards, toujours d'actualtité aujourd'hui) est créée.

Vauban et St Malo
Né en 1633 et mort en 1707, Sébastien Le Prestre de Vauban fut dès l’age de 22 ans l’ingénieur de Louis XIV et ce pendant 53 ans. Il fut à l’origine de la construction ou l’aménagement de plus de 300 places fortes.
On dit de lui : « Ville assiégée par Vauban, ville prise ville défendue par Vauban, ville imprenable ! »
Vauban fortifia la baie de St Malo pour protéger, contre les anglais, l’arrivée des navires chargées de denrées en provenance des pays lointains avec les fortifications de fort harbour, petit bé, la Conchée, l'ile de Cézembre, fort national…
Les navires arrivant du grand large commençaient à se réfugier près de fort Lalatte (Cap Fréhel à l’ouest de St Malo) puis attendaient des vents d’Ouest pour longer la côte en direction de St Malo protégés alors successivement par les forts de la baie ou postes armés (pointe du décollé, fort harbour, petit bé…) ainsi que les cailloux à fleur d’eau, protections naturelles.
« Vauban et la baie de St Malo » fera l’objet d’un prochain portrait.

Un rappel sur le drapeau de St Malo
Le drapeau de St Malo, Un quartier à fond rouge (les corsaires utilisaient le rouge comme pavillon d'attaque), avec une hermine passante cravatée d'or, couleurs propres aux armes de la ville, rappelant notamment son appartenance au duché de Bretagne (Anne de Bretagne).
La Croix d'argent est celle de tous les pavillons des ports de guerre sous Louis XIV.


Les grands personnages de l'histoire de St Malo


Bertrand Du Guesclin (1320-1380)
D'après le disctionnaire Le Petit Robert, Du Guesclin fut le "Type du parfait chevalier, héros populaire, des poèmes célèbrent ses exploits. Il cristallisa la haine contre les Anglais et incarna l'une des premières manifestations patriotiques du royaume de France."

Anne de Bretagne (1477 – 1514)
Héritière du duché de Bretagne, la Duchesse Anne fut couronnée « Reine de France » en 1492 suite à son mariage avec Charles VIII. Elle résida dans son château de Nantes.
Elle séjourne à St Malo pendant qu’elle fait édifier, pour surveiller les Malouins, la tour « Quic-en-Groigne » dont le nom évoque la protestation des Malouins opposés à sa construction.

Jacques Cartier (1494 – 1557)
L’homme qui découvrit le Canada en 1534.
Très jeune il s’embarque vers les bancs de Terre Neuve avec les pêcheurs de morues.
Après avoir obtenu du roi les fonds nécessaires pour armer une flottille, il part à la découverte de ce qu’il baptisera ensuite le Canada, du mot iroquoi « Kanata » souvent prononcé par les indigènes et signifiant « village ».

René Dugay-Trouin (1673 – 1736)
Dugay Trouin, le lieutenant général des armées de Louis XIV débute sa vie de navigateur à 16 ans avec une punition : sa vie tumultueuse d’étudiant amène son frère à l’embarquer sur un vaisseau corsaire.
L’homme qui fut ensuite capitaine corsaire à 19 ans, capitaine de Frégate à 21 ans, prisonniers des anglais, évadés, traversa la manche sur un canot avec 4 compagnons, devint ensuite capitaine de vaisseau et remporta de fracassantes victoires sur 500 navires anglais ou hollandais dont 60 bâtiments de guerre.

Mahé de la Bourdonnais (1699 – 1753)
Bertrand Mahé de la Bourdonnais, né à St Malo et fils de nobles, s’embarque pourtant dès l’age de 10 ans (dix !) comme mousse pour les mers du sud.
Il acquière ensuite une formidable fortune grâce à la capture de bateaux pirates chargés de précieux butins.
Il fut le gouverneur général des Iles de France, aujourd’hui L’Ile Maurice et la Réunion dans l’océan Indien.
Malheureusement, après un emprisonnement de 3 ans à la Bastille, échappant de peu à la peine de mort, il finira ses jours à 54 ans d’une grave maladie et sans fortune.

Robert Surcouf (1773 – 1827)
A 13 ans, en punition selon l’usage de l’époque suite à son évasion de son collège de Dinan, Surcouf est embarqué comme mousse. Ainsi débute la prestigieuse carrière du célèbre corsaire.
Avec l’océan indien comme champ de bataille et l’Ile Maurice comme base, il attaquera sans relâche les bateaux de commerce anglais en retour de leurs riches colonies indiennes.
Un fait d’armes qui marque son histoire : il attaqua avec un navire léger « le Cartier » armé de 4 canons et de 18 hommes l’imposant 3 mâts anglais « le Triton » disposant de 26 canons et 150 hommes d’équipage.
Mais c’est sa victoire contre « le Kent » qui fut la plus éclatante (immortalisée par le peintre Garneray présent sur le bateau). 150 marins et 18 canons du coté de celui que les anglais appelaient « l’ogre du bengale » sur le bateau « la Confiance » et 437 marins et 35 canons coté du Kent avec un butin de 305 000 piastres d’or qui participa largement à la fortune de Surcouf.

François René de Chateaubriand (1768 – 1848)
Né en 1768 à intra-muros dans le quartier St Vincent, il fut le précurseur d’une nouvelle école littéraire. Sa tombe est située face au large conformément à son souhait sur le grand Bé, face à St Malo et accessible à pied à marée basse.
Il est à l’origine du « Romantisme » et dans ses « Mémoires d’Outre-Tombe » il relate sa jeunesse à St Malo.

Le commandant Charcot (1867 – 1936)
Le commandant Charcot, à venir...

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